Cuma de Rozès : « un nouvel adhérent, c’est une nouvelle vision »

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Cuma de Rozès : « un nouvel adhérent, c’est une nouvelle vision »

La cuma de Rozès propose à ses adhérents un parc matériel conséquent, avec 4 tracteurs et des matériels liés aux grandes culture et à la vigne.

Des cultures et un peu de vigne : la cuma de Rozès, à l'ouest d'Auch, dans le Gers, assume une politique d'accueil volontariste pour chaque nouvel adhérent.

La cuma de Rozès, dans le Gers, traverse des difficultés qu’affrontent bien des agriculteurs du département. Dans cette ex-zone d’élevage, à l’ouest d’Auch, les incertitudes liées aux aléas climatiques, sanitaires et aux marchés, notamment bio, déstabilisent les exploitations et le groupe. Pourtant, la dynamique d’installation ne se dément pas. Et la cuma y est pour quelque chose, selon son président Gilles Zaugg.

L’héritage de l’élevage

La situation n’est pas rose, mais c’est la combativité qui prédomine parmi les responsables. « Les exploitations ne vont pas très bien aujourd’hui, analyse Gilles Zaugg, car les opérations culturales sont complètement décalées depuis trois ans, avec des pluies incessantes au moment des semis. »

Gilles Zaugg, président de la cuma de Rozès dans le Gers.

« Et une fois implantées, ajoute-t-il, les plantes souffrent de la sécheresse. Nous essayons de nouvelles cultures, mais cela demande parfois de bonnes structures de sol, ce que nous n’avons pas partout. Quant aux cultures bio, elles nécessitent une grande technicité. À la cuma de Rozès, nous sommes aujourd’hui bien équipés pour faire des cultures très propres, mais nous affrontons aussi de nouveaux ravageurs, l’héliothis sur soja, ou la punaise diabolique. »

Cuma de Rozès : un nouvel adhérent, de nouveaux adhérents

Les responsables mettent en œuvre une politique d’ouverture volontariste. Éric Encausse, administrateur à la cuma, est par exemple entré pour bénéficier de l’aire de lavage de la cuma et de son Phytobac. « À la cuma de Rozès, chaque génération marque son passage avec un projet fédérateur », explique-t-il.

Eric Encausse, administrateur au sein de la cuma de Rozès dans le Gers, et président de la frcuma Occitanie.

« Il y a quelques années, nous avons décidé d’investir dans une faucheuse-automotrice. Avec la fin de l’homologation du Reglone (un herbicide), on a senti que cette activité pouvait se développer. » Et de fait, ce matériel, allié à une politique de démarchage active de la cuma, emmenée par Éric Encausse, fait mouche : 9 nouveaux adhérents sont venus rejoindre le groupe, qui compte désormais 30 exploitations. « Un nouvel adhérent, c’est potentiellement une nouvelle vision de la cuma », résume-t-il.

Le service avant tout

Une politique de démarchage active qui vient en complément d’une offre de matériels pour lesquels prédomine l’aspect « service ». « Le tarif est important bien sûr, souligne le président, Gilles Zaugg. Mais à long terme, un adhérent se souviendra surtout du service, c’est-à-dire si les matériels étaient disponibles quand il en avait besoin, et de leur performance. »

Sur les matériels « stratégiques », cela se traduit par exemple par l’achat de matériels de largeur moyenne, mais en plusieurs exemplaires. La cuma dispose par exemple de 4 vibroculteurs, de 3 rouleaux de 6 m, de 2 rotatives de 4 m, de 2 herses-étrilles de 12 mètres.

Le Phytobac de la cuma de Rozès dans le Gers.

Une offre qui séduit les repreneurs des exploitations du secteur. « Malgré le contexte, les exploitations du secteur ont des atouts, des contrats, et les reprises familiales ont lieu. Il y a une vraie dynamique qui devrait perdurer dans les dix ans étant donné les profils d’âge des exploitants. Les nouveaux, même s’ils ne s’impliquent pas encore dans la gestion de la cuma, viennent nous trouver avec des idées, des projets », observe Gilles Zaugg.

Le président se veut pragmatique : « Nous avons mis en œuvre une politique d’investissement volontariste, notamment pour s’équiper pour les cultures en bio, et nous avons encore deux années tendues pour rembourser ces investissements, alors qu’une partie des adhérents est en déconversion. Mais d’autres matériels prennent le relais, comme les tracteurs, désormais au nombre de quatre dans la cuma. » Un véritable atout dans la maîtrise des charges de mécanisation, pour ceux qui s’installent… et pour les autres.

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