La déprise agricole, autrement dit l’abandon de surfaces agricoles concerne aussi des régions viticoles. Dans l’Entre-deux-mers, la cuma des Jardins Jetés a en effet connu une baisse d’activité suite à des arrêts d’exploitation, mais elle a su s’adapter. L’activité vendanges se structurait en deux groupes. Le premier comptait six adhérents qui vendangeaient jusqu’à 243 ha (en 2021) avec une Braud. Le second groupe se composait de trois adhérents qui vendangeaient 195 ha avec une Grégoire. Les deux machines, achetées début 2017, avaient fait leur cinquième campagne en 2021. La cuma a pour stratégie de renouveler les machines à vendanger tous les cinq ans. Cela lui permet de contenir les frais d’entretien. Des discussions avaient commencé à ce sujet en fin d’année 2021.
Déprise agricole en vue avec une baisse annoncée de 40 % des surfaces
Deux adhérents ont alors annoncé vouloir prendre leur retraite et vendre leur exploitation. Le premier, également président, avait 40 ha tandis que le second, le trésorier, avait 135 ha soit 40 % de la surface vendangée du groupe. À cela s’ajoutait l’incertitude des ventes des propriétés. Sans possibilité d’avoir un engagement de la part des adhérents concernés, le renouvellement des deux machines était donc inconcevable.
Que faire dans ce cas ? Renouveler une seule machine et ne plus vendanger chez les deux adhérents concernés ? Pour les adhérents, pas question. Ils ont donc choisi de ne renouveler qu’une seule machine, et de prendre un contrat de location pour une seconde. Le contrat de location comprenant un tarif à l’heure de récolte. Cela a l’avantage de conserver un tarif constant pour l’adhérent indépendamment de la quantité
