En Vendée et ailleurs dans le Grand Ouest, il y a du maïs versé à ensiler. Les coups de vent violents ont couché des parcelles et la récolte sera difficile. Michel Seznec, conseiller en agroéquipements à l’Union des Cuma des Pays de la Loire et expert fourrage pour l’Ouest, répond à nos questions sur l’ensilage du maïs versé.
Comment aborder un chantier d’ensilage d’un maïs versé ?
Il faut d’abord identifier l’état des maïs dans la parcelle : sont-ils tous versés dans un même sens ou pas ? Certains peuvent être « tourbillonnés ». Les plantes sont-elles cassées à mi-hauteur ou au pied ? En fonction de la situation, le degré de difficulté de la récolte sera différent, sachant dans un même champ on peut constater des états différents…

Michel Seznec, de l’Union des cuma des Pays de la Loire, expert fourrage pour l’Ouest, livre ses conseils pour l’ensilage d’un maïs versé.
Quel type d’ensileuse peut ramasser dans de telles conditions ?
Peu importe la machine, c’est d’abord une question de becs. Les cueilleurs rotatifs se sont généralisés. Ils ont l’avantage de pouvoir récolter dans n’importe quel sens. On peut donc s’adapter aux situations. Le gros inconvénient c’est que, du moins en Vendée, beaucoup de ces becs récents sont équipées de petites toupies, moins efficaces que des grandes toupies. En effet, la plante une fois coupée ne reste pas aussi bien sur l’équipement et peu retomber vers le sol. Avec une grande toupie, c’est beaucoup moins le cas.
Par ailleurs, il sera peut-être nécessaire de retirer certains éléments tel que les cônes afin que le maïs reste plus facilement sur le bec et pénètre
