Valet de ferme électrique : un choix assumé

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Valet de ferme électrique : un choix assumé

Le valet de ferme électrique Schaffer 23 e est en service sur l'exploitation de Charles-Henri Cornet depuis 3 ans.

À Mondon dans le Doubs, Charles-Henri Cornet, éleveur laitier en bio, a fait le choix de l’électrique pour son valet de ferme. Un choix assumé et sans regret malgré une différence de prix de 30 % par rapport à un matériel thermique similaire.

Le valet de ferme électrique ou thermique, ou mini-chargeur, est présent dans de nombreuses exploitations. Un matériel simple qui généralement reste en service plus de 10 ans avant d’envisager un renouvellement. C’est le cas pour Charles-Henri Cornet. « Il y avait sur l’exploitation un valet de ferme avec un moteur thermique classique qui avait déjà 10 ans et commençait à avoir régulièrement des problèmes. Le valet de ferme est un outil indispensable pour travailler dans les bâtiments. Il faut un petit gabarit et de la maniabilité pour pouvoir circuler partout. Je l’utilise principalement pour distribuer le foin, le matin et le soir, aux 40 vaches laitières de l’exploitation et pour d’autres petits travaux de manutention. »

Valet de ferme électrique : le choix du confort

Valet de ferme électrique Schaffer 23 e

Malgré un surcoût de 30% par rapport à un valet de ferme équipé d’un moteur thermique, Charles-Henri Cornet a fait le choix de l’électrique sans regret.

Après 10 ans de bons et loyaux services, le valet de ferme à moteur thermique devait être renouvelé. « Le choix de l’électrique s’est imposé pour moi. C’était une volonté et c’est aussi dans ma philosophie. J’ai déjà une voiture électrique et je voulais retrouver le même confort dans mon travail avec le valet de ferme. »

Des devis ont été réalisés pour le même matériel avec les deux motorisations : thermique et électrique. Le prix de 47 500 €, soit 30 % plus élevé pour un matériel électrique « n’a pas été un obstacle il y a 3 ans, car les résultats de l’exploitation étaient bons. Aujourd’hui, je réfléchirai peut-être un peu plus. »

Chargeur embarqué valet de ferme électrique Schaffer 23 e

Un chargeur embarqué avec une prise de type 2 permet la recharge sur une simple prise de courant de 230 V

Un poste de conduite simple avec un joystick réunissant toutes les fonctions.

Une prise en main simple avec toutes les fonctions réunies sur le joystick.

Après trois ans d’utilisation du valet de ferme Schäffer 23E, aucun regret. « On travaille dans le silence et il est possible de parler normalement avec une personne qui est dans le même bâtiment. Il n’y a plus les odeurs d’échappement.

En plus, dès que l’accélérateur n’est plus sollicité, la consommation s’arrête. Il n’y a plus de moment où le moteur tourne au ralenti tout en continuant à consommer du GNR. »

L’appréhension de la panne sèche

Une autonomie de 2h30 avec une batterie de 6,7 kWh pour le valet de ferme Schaffer 23 e.

Une batterie de 6,7 kWh permet une autonomie de 2 h 30.

Quelle autonomie ? C’est la question qui arrive toujours en première position quand on parle d’un matériel électrique. « Les deux distributions de fourrages quotidiennes prennent généralement 2 h et l’autonomie annoncée est de 2 h 30 avec la batterie de 6,7 kWh. C’est largement suffisant, car il est utilisé avec un grappin ou un godet. Nous n’avons pas d’outils animés du type balayeuse ou pailleuse qui consomment plus. Dans ce cas, l’autonomie aurait été un peu juste. »

Dans le Doubs, Charles-Henri Cornet fait le choix du valet de ferme électrique

Charles-Henri Cornet utilise un valet de ferme électrique Schaffer 23 e depuis trois ans : « le travail s’effectue dans le silence, sans odeur de gaz d’échappement. »

Une prise dédiée a été installée et, à la fin de chaque rotation, l’outil est mis en charge. « En deux heures, avec le chargeur intégré, on récupère 50 % de la charge. » L’autonomie aurait pu être doublée en rajoutant une seconde batterie de 6,7 kWh. « Le surcoût était autour de 7 000 €, et vu mon utilisation, ce n’était pas nécessaire. »

Mais la panne sèche est arrivée une fois en trois ans. « Je suis resté immobilisé au milieu de la cour, et quand la batterie est vide, tout se bloque d’un coup. »

Une conduite dynamique pour le valet de ferme électrique

Le mode de conduite Eco a privilégier lors des manoeuvres difficiles.

La conduite en mode Eco permet d’augmenter l’autonomie et diminue la réactivité pour une conduite en douceur.

La première prise en main d’un valet de ferme électrique est souvent surprenante. « Il faut faire attention, c’est très nerveux. On a toute la puissance d’un coup, un peu comme avec une voiture électrique. Généralement, j’utilise le mode de fonctionnement Éco qui permet d’économiser la batterie et atténue la nervosité de l’outil. »

Autre avantage avoué, « il n’y a pas ou peu d’entretien. Pas de filtre à air ou de radiateur à souffler, pas de vidange moteur ni de filtre à changer. Juste le liquide de refroidissement pour les deux moteurs électriques. »

L'articulation centrale du Schaffer 23 E permet une rayon de braquage

Le Schaffer 23 E dispose d’une articulation centrale pendulaire sans entretien

Descriptif technique du valet de ferme électrique Schäffer 23 E

  • Deux moteurs électriques refroidis par eau. 21 kW (28 ch) pour la traction et 9,7 kW (13 ch) pour l’hydraulique ;
  • Batterie Lithium-ion, 260 V, 6,7 kWh ou 13,4 kWh ;
  • Transmission électrique 4 RM avec cardan ;
  • Débit hydraulique : 42 l/min ;
  • Garantie batterie : 5 000 cycles de charge ou 5 ans ;
  • Force de levage : 1 700 k ;
  • Hauteur de levage avec fourche palette ou hauteur de levage à l’axe de basculement : 2,88 m ;
  • Rayon de braquage extérieur : 2,20 m ;
  • Poids : 2 200 kg ;
  • Vitesse : 20 km/h.

Valet de ferme électrique : avantages et inconvénients

Les avantages du valet de ferme électrique

  • Confort de travail, pas de bruit, pas d’odeur d’échappement ;
  • Peu d’entretien ;
  • Matériel très réactif.

Les inconvénients du valet de ferme électrique

  • Impossible d’intervenir en cas de panne ;
  • Manque de recul pour la décote du matériel ;
  • de 25 à 30 % plus cher à l’achat qu’un même modèle à moteur thermique.

Un « plein » à moins de 2 €

Le coût de la recharge d’un matériel électrique est assez facile à calculer. Il faut connaître la capacité de la batterie en kWh et le prix du kWh. Dans cet exemple, on prendra un prix de 0,17 €/kWh pour un abonnement EJP ou Tempo en tarif bleu et 0,25 €/kWh pour un abonnement classique tarif bleu.

Pour le valet de ferme Schäffer 23E de Charles-Henry Cornet, équipé d’une batterie de 6,7 kWh qui permet une autonomie confirmée de 2 heures, le coût de la charge complète sera de 6,7 kWh X 0,17 €/kWh = 1,14 € ou 1,67 € avec un tarif du kWh de 0,25 €.

Pour plus d’information, retrouvez aussi ces articles sur www.entraid.com
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