« On est parti à l’envers… On s’est formé vingt ans après », explique d’emblée Louis Michel, le président de la cuma des Gardes, en parlant du semis direct, une technique adoptée par plusieurs exploitants sur le secteur de Bains Vergezac. C’est d’abord l’expérience d’un voisin féru d’agronomie, Tanguy de Veyrac, qui a interrogé ce groupe d’agriculteurs. « C’est le premier à avoir essayé, dans les années 90, du matériel pour supprimer le labour, et il avait quelques résultats… » En cuma, car ce type de matériel était trop cher pour une seule exploitation, le groupe a investi dans un premier semoir pour du semis direct et s’est lancé.
Bon an mal an, chacun utilisait le semoir à sa façon, tentait différentes approches. Mais, vingt ans plus tard, alors qu’ils devaient renouveler le matériel, certains utilisateurs ont fait un bilan et mis en avant la fragilité de l’outil, la difficulté de son utilisation, l’importance du coût d’entretien, et les résultats souvent décevants sur les cultures.
Bousculer les habitudes
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