Les températures caniculaires, le vent, l’absence de précipitations mettent à mal les prairies. Il est donc urgent d’estimer les conséquences à court terme et de trouver des solutions pour pallier au manque de fourrages. A côté de ces solutions à court terme, on peut aussi évoquer, sur le long terme, des solutions mieux adaptées au contraste climatique de plus en plus important.
Espèces résistantes
Certaines espèces cultivées résistent mieux à la sécheresse et aux fortes chaleurs. La chaleur et le manque d’eau ont eu pour conséquences en effet le ralentissement ou l’arrêt de la production d’herbe. L’espèce la plus sensible à la chaleur est le ray-grass anglais dont la productivité ralentit dès 23° et s’arrête à 25°. Les feuilles fanent et jaunissent, mais la plante ne meurt pas et aura une bonne faculté de récupération dès que les conditions d’humidité et de température redeviendront favorables. Les fétuques élevées, les bromes fourragers et les dactyles sont plus tolérants. A la fois à la chaleur et à la sécheresse. La fétuque des près est sensible à la sécheresse et peut disparaître. Le ray-grass d’Italie et le ray-grass hybride ont leur production qui croît avec la chaleur. Si leur système racinaire est bien développé, ils résisteront
