De l’eau au compte-goutte

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De l’eau au compte-goutte

Parallèlement à l’irrigation, l’agriculteur peut actionner d'autres manettes pour faire face aux besoins hydriques de la plante, notamment en favorisant la capacité des sols à retenir l’eau.

Les précipitations abondantes ont permis d’éviter les interdictions d’arrosage en 2024. Pour autant, les 'irrigants' restent à l’affût de tous les leviers technique, matériel et agronomique, qui permettent de mieux gérer cette ressource très précieuse. Quelques exemples.

Le 12 septembre 2024, la chambre d’agriculture du Cher avait convié l’ensemble des agriculteurs du département concernés par le sujet de l’irrigation à une journée spécialement dédiée. Les acteurs et des constructeurs d’équipements engagés dans cette activité étaient ainsi conviés à montrer leur savoir-faire. Aux côtés des fournisseurs habituels d’équipements, figuraient aussi quelques sociétés spécialisées dans les services et conseils agro-météo telles que Sencrop et Weenat. Retour sur les solutions d’irrigation au compte-goutte.

Irrigation au compte-goutte : recourir aux OAD

Cette dernière société propose des stations connectées en mesure d’enregistrer des données météo précises (précipitations, hygrométrie, température, ETP…) et de communiquer des prévisions sur deux semaines. Grâce à des sondes capacitives ou tensiométriques installées dans la parcelle, l’irrigant dispose via une application d’informations stratégiques. Par ce biais, il pilote finement son irrigation en fonction de l’état hydrique de ses sols et des besoins des cultures en place.

L’outil numérique relié directement au smartphone transmet, sous forme de graphiques, l’évolution de la tensiométrie. Et l’agriculteur peut ainsi créer des alertes personnalisables (par SMS ou e-mail) en fonction de seuils prédéfinis. Des outils d’aide à la décision sans capteur existent aussi, tel que Net-irrig by Seabex, conçu par la chambre d’agriculture Centre Val de Loire.

L’objectif est d’estimer le bilan hydrique des sols et de savoir quand déclencher l’irrigation au compte-goutte. Ces outils s’avèrent de plus en plus nécessaires compte tenu de l’enchaînement des épisodes de stress hydrique. Même si l’acquisition des stations agri-météo et leurs équipements (pluviomètres, sondes, capteurs…) avec l’abonnement peut représenter un coût non négligeable.

Au fil de campagnes, l’irrigant est conduit à affiner ses règles de décision pour positionner au mieux les apports d’eau. Différents OAD existent désormais pour faciliter cette prise de décision.

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